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Conseil municipal du 21 Juillet 2010
Principal dossier de ce conseil, le choix de l'aménageur de la ZAC Maria en lieu et place de l'ex-îlot GDF dans le quartier Prado-République. Un dossier important à plus d'un titre qui a motivé une longue intervention de la part du groupe de Philippe TABAROT et des conseiller municipaux "Gagner Pour Cannes".
A plusieurs reprises, Philippe TABAROT avait plaidé pour une densification limitée pour permettre au quartier, déjà congestionné, de respirer davantage
A lire...l'intervention d'Henri CERAN, Conseiller municipal de Cannes, membre de "Gagner Pour Cannes" sur la ZAC MARIA
Monsieur le Maire, dans la mesure où c’est vous qui avez choisi le délégataire après une phase de négociation supplémentaire, nos questions s’adresseront directement à vous. Après avoir participé à trois réunions de la commission, je regrette de n’avoir pas été disponible lors de la dernière, j’aurais pu ainsi vous faire part de certains des commentaires que nous faisons aujourd’hui.
Nous reconnaissons volontiers les efforts qui ont été faits pour requalifier le quartier Prado-République et créer des espaces de stationnement pour les habitants et commerçants.
C’est ce Cannes de tous les jours qui mérite de l’attention et qui a besoin d’être arboré, aéré et requalifié.
Aussi, les prémices de ce vaste projet d’aménagement à la suite de la destruction du bâtiment GDF s’annonçait prometteur, en ce qu’il représentait l’un des derniers aménagements majeurs de Centre-ville, et ambitieux, car il se voulait exemplaire en matière d’éco quartier.
Nous plébiscitions cette respiration urbaine dans un quartier asphyxié.Force est de constater qu’aujourd’hui le projet dérape et que les opportunités sont réduites. Votre choix n’augure rien d’exceptionnel et la révolution urbaine et environnementale promise se dégonfle.
Le problème de cet aménagement, c’est qu’il n’est pas suffisamment pensé en fonction de son environnement immédiat et des contraintes quotidiennes de ce quartier congestionné par la circulation des véhicules et les problèmes de parking.
Qu’adviendra t il avec l’augmentation des flux de circulation, déjà présentés dans un précédent rapport, comme « significatifs », dans ce quartier.
Il était temps d’aérer par une trame verte dominante. Implanter un outil culturel majeur afin d’augmenter l’attractivité du quartier et contribuer ainsi à gommer la frontière entre le nord et le sud de la voie ferrée.
Malheureusement, le quartier-jardin disparaît sous l’effet choc d’une densification, une nouvelle fois, non-maîtrisée, avec plus de barres d’immeubles et moins d’espaces verts.
La densification n’a pas été contrôlée car ce sont 270 logements au lieu de 240 qui seront implantés, mais c’est une demi-surprise quand on sait que le groupement que vous avez choisi Mr le Maire, est l’auteur du programme Cannes Grand Parc qui a contribué au massacre écologique de la Croix des Gardes.
Un nombre de places de stationnement insuffisant au regard du PLU (rapport d’analyse du 12 Mars), 601 au total dont 206 proposées au grand public, nous sommes loin des 450 places promises par Mr l’adjoint à l’urbanisme (PV délibération 2 mars 2009).
Plus de surfaces commerciales, 2 200 m² au lieu de 2 000 m² (PV délibération 2 mars 2009)
Face à ces risques d’inondations du quartier, il faut redoubler d’efforts notamment aussi en faveur d’un réseau de collecte plus dense. L’épisode dramatique de Draguignan peut aussi se dérouler à Cannes.
Que se passera t il si toutes les dispositions de protections ont étés sous dimensionnées ? Les impacts probables des pollutions des nappes phréatiques et la proximité du transformateur électrique proche des premières habitations nous laissent perplexe. La encore, le flou domine sur la précision des travaux nécessaires en profondeur sur les nappes phréatiques.
Sur la forme ensuite, alors que deux candidats étaient au coude à coude, des revirements inexpliqués sont intervenus par rapport aux commentaires et analyses de la commission.
Tout d’abord sur la proposition financière.
Prenons, à titre d'exemple, une offre BNP à € 16.700.000 et une offre Vinci à € 15 .510. 000
Soit un différentiel de € 1 .190. 000 en faveur de la BNP.
Mais plus surprenant dans le traité de concession avec VINCI la ville décide de participer au cout de construction de la Maison des Associations pour un montant de € 1.490.000.
Ce qui ne faisait pas partie de l’économie du contrat avec les autres candidats.
Et pour compléter le tout pour VINCI un loyer supérieur de €16.400/an pour cette même Maison, qui en euros constants sur 30 ans représentent €492.000.
La réalité de l’offre financière est donc de :
13.528.000 Euros pour Vinci
16.700.000 Euros pour BNP
Soit € 3.172.000 en moins dans les caisses du budget de la ville.
Comment pouvez vous justifier de vous priver ainsi d’une telle manne financière, à partir des simples exemples pris ?
Le candidat retenu a obtenu l’une des plus mauvaises notes sur ce point.
La présentation est un peu légère. Il est demandé au candidat comment sera organisée la coordination entre les architectes.
En effet qui sera l’interlocuteur unique nécessaire en cas de problèmes dans ce groupement de 3 sociétés de Promotion Immobilière ?
Enfin, pour une opération qui se voulait « participative », notre proposition d’organiser une 2ème réunion de concertation après la présentation du projet avec les riverains, associations et commerçants, pour mieux coller aux attentes, est restée lettre morte
En conclusion, nous continuerons, par conséquent, de nous abstenir sur cette délibération et sur l'avenir de cet aménagement