Lors du Conseil municipal du 29 mars 2010, Philippe TABAROT a une nouvelle fois pointé le retard pris sur le futur centre aquatique et les nombreux frais d'études de ce projet disproportionné.
Les usagers Cannois ont un besoin urgent d’avoir une piscine supplémentaire adaptée à leurs besoins.
Une piscine supplémentaire permettant de libérer des créneaux pour les sportifs, les clubs, les élèves et les familles, alors que les travaux de la piscine des Oliviers sont en cours.
Nous les comprenons, et souhaitons vivement qu’une nouvelle piscine sorte de terre, et malheureusement nous faisons face à l’insuffisance de la gestion de l’actuelle majorité sur ce dossier promis depuis 8 ans aux Cannois et aux Boccassiens.
Et pourtant, depuis les grandes promesses de 2001, nous sommes toujours en 2010 au stade du projet d’un centre aquatique pharaonique et trop couteux, alors que l’actuelle majorité a présenté les plans et posé la première pierre, la veille de l’élection municipale de mars 2008.
Un projet qui coûte déjà très cher aux Cannois, trop cher certainement, 5,5 millions d’euros de frais d’études et rappelé lors d’une délibération en février 2010.
5,5 millions d’euros de frais d’études pour la première pierre il y a deux ans, nous redoutons la pose de la deuxième pierre et le coût final qui devrait flirter avec les 20 millions d’euros, alors que l’actuelle majorité avait stigmatisé en son temps le projet de son prédécesseur, l’ambassadeur Maurice DELAUNEY, dont le coût pour un projet fini, était de 7 millions d’euros.
5, 5 millions d’euros de frais d’études aux cabinets extérieurs alors que la ville de Cannes compte 63 ingénieurs dans ses rangs.
5,5 millions d’euros de frais d’études, alors que pour cette somme, d’autres piscines, peut être plus modestes mais pour le moins utiles auraient pu voir le jour à Cannes et remplirait de satisfaction les Cannois.
5,5 millions d’euros de frais d’études pour une structure surdimensionnée qui va générer de gros frais de fonctionnements, dont nous aimerions connaître le chiffrage exact, pour donner aux Cannois la totale vérité sur ce projet.
Normalement, les frais d’études n’excédent pas les 10 % du montant total des travaux, là les frais d’études sont bien supérieurs à la norme.
Les 3,7 millions d’euros plaidés par l’actuelle majorité en frais d’études correspondent seulement à la rémunération du maître d’œuvre, alors qu’il reste le concours d’architecte, les études topographiques, le bureau de contrôle….
A titre de comparaison : Les frais d’études représentent le coût total de la construction de la Maison de Service publics de Ranguin ou encore une somme supérieure à la construction de la salle culturel des Arlucs à la Bocca.
Le devis ne devrait plus dépasser les 18 millions d’euros alors quand 2006 il était de 27 millions d’euros. La majorité est revenue sur son projet disproportionné
Le début des travaux a plusieurs fois été reporté depuis 2007, le centre a progressivement été amputé de certains de ses gadgets comme la rivière à contre-courant, les geysers, les banquettes massantes, la lagune à bulles…la facture avait plongé déjà à 21 millions d’euros.
LA PRESSE EN PARLE