S’engager au service de l’enfance est une belle et noble mission.
Au 24 février, 383 enfants étaient placés par le service d’aide sociale à l’enfance, au sein de 250 familles agréées.
Les assistants familiaux s’investissent au quotidien au service des enfants en difficulté, des enfants qui ont perdu leurs repères familiaux, des enfants qui souffrent et que l’on leur confie. En les accueillant au sein de leur famille, ils apportent amour, tendresse et des valeurs qui vont les aider à reconstruire leur personnalité.
Pendant des siècles, la substitution des parents était assurée par les pouvoirs publics, les enfants étant souvent orphelins. La formule de l’accueil familial d’enfants, dont les parents sont toujours présents, est récente.
Cette formule est pertinente car la famille constitue l’un des piliers de notre équilibre social. Elle offre un soutien irremplaçable aux plus jeunes en leur garantissant la transmission de repères essentiels tels que l’affection, le respect et l’autorité.
Mais avec l’évolution des mœurs, la famille vit une crise d’identité. De nouvelles réalités sont apparues, familles recomposées, familles monoparentales, effacement des solidarités entre gnérations. Avec l’affaiblissement du modèle familial, nombre de difficultés surgissent et nombre de problèmes sociaux apparaissent, liés notamment à une éducation défaillante et à des situations d’échec scolaire.
Les assistants familiaux aident une jeunesse déboussolée à grandir, à trouver un équilibre et aller vers l’autonomie.
Ils sont la garantie pour le Conseil général de pouvoir s’appuyer sur des professionnels formés et offrir aux enfants et aux adolescents les meilleures conditions de vie possibles. Ils peuvent être assurés du soutien des élus départementaux.
- Etre assistant familial est un métier qui requiert de solides qualités professionnelles et de profondes qualités humaines, avec la reconnaissance d’un statut professionnels depuis la loi du 27 juin 2005
- L’accent sur la formation a été mis, grâce aux conventions de partenariat signés avec un certains nombre d’associations que je salue : Montjoye, Lenval, ADSEA et AFPJR
- L’engagement du Conseil général dans la reconnaissance de ce métier par une rémunération des assistants familiaux supérieure aux taux réglementaires, le placement familial au titre de la protection de l’enfance doit devenir une alternative solide au placement en établissement.
- Etre assistants familial, est véritablement un métier qu’il faut promouvoir : 319 assistants familiaux sont agrées dans le département pour 618 places d’accuueil
- L’effet conjugué de la pyramide des âges des assistants familiaux et du besoin de places en familles d’accueil comme alternative à la prise en charge en établissement va conduire le conseil général à développer une campagne de promotion de ce métier, dont le renfort de professionnalisation devrait permettre d’attirer de nouveaux candidats.
- Ainsi le schéma départemental de l’enfance voté à la DM2 de 2009 répond à cette problématique en insistant sur la promotion de l’accueil familial par des actions de sensibilisation