Cession du terrain GALLIA, une cession supplémentaire du patrimoine Cannois.
Après la vente de la villa Maurice CHEVALIER, de la Villa Palmerose, de terrains sur la Croix des Gardes, défigurant au passage le dernier poumon vert de Cannes, nous avons une preuve supplémentaire de la cession du patrimoine cannois, avec la vente des plus vieux courts de terre battue deTennis d’Europe, dits terrains « GALLIA ».
Un patrimoine identitaire important du centre-ville, en vente aujourd’hui, et une nouvelle fois cédé au béton dans un quartier qui n’avait pas besoin d’être densifié davantage.
Tout cela dans quel but ? Pour financer le complexe de loisirs Montfleury. Si la santé financière de la ville était aussi bonne qu’on veut nous le faire croire, pourquoi lier le devenir du complexe de loisirs Montfleury, attendu légitimement par les Cannois, à la vente du terrain GALLIA, alors que des frais importants ont déjà été engagés ? Cet acte est tout simplement un aveu d’incapacité, car la ville de Cannes ne peut plus financer ce projet promis depuis 10 ans.
Comme le soulignait Annick LACOUR, Conseiller municipal de "Gagner Pour Cannes", à l'occasion du Conseil municipal du 7 Février 2011 : l'opération de réhabilitation de l'espace Montfleury, en déshérence depuis tant d'années, est la bienvenue. Nous y sommes, évidemment, très favorables. Dans une perspective de protection environnementale, nous espèrons que ce parc restera aussi arboré que les photos de synthèse le laissent présager et que les essences remarquables, provisoiremment déplacées, reviendront en bon état à la fin des travaux. Nous regrettons que l'état de nos finances vous ait obligé à abandonner le projet de l'ensemble Gallia-Montfleury. Le Gallia a été offert en victime expiatoire aux dieux du bêton, dans un quartier qui se densifie de jour en jour, à travers des constructions qui ne laisseront pas un souvenir impérissable aux futurs Cannois(...).
Après le report de l’extension du Palais des Festivals, c’est, une nouvelle fois, une reculade manifeste. La ville de Cannes renonce à son projet annoncé dès 2003 de réunir l’ensemble tennistique Gallia au futur pôle Montfleury, privant ainsi les Cannois d’un grand complexe polyvalent, reliant deux hauts lieux de la vie sportive Cannoise.
C’est une preuve supplémentaire des difficultés financières de la ville. Avec une dette de plus de 300 millions d’euros, plus que doublée depuis 2001, qui place Cannes parmi les villes les plus endettées de France, il devient difficile de boucler le budget de notre cité, malgré une imposition communale record en France.
Tout cela pour densifier encore plus ce quartier : de nouvelles constructions de 5 étages sur 4 000 m².
Le concept de « Cannes Ville Jardin » n’est qu’un slogan publicitaire de plus dans l’est de Cannes qui devient, après la ZAC Maria, un quartier de plus en plus bétonné.