Nous reconnaissons les efforts qui ont été faits pour requalifier le quartier Prado-République et créer des espaces de stationnement supplémentaires.
Ce Cannes de tous les jours méritait une attention particulière ; il avait besoin d’être arboré et aéré. Le projet de ZAC MARIA s’annonçait prometteur, en ce qu’il représentait l’un des derniers aménagements majeurs de Centre-ville, et ambitieux, car il se voulait exemplaire en matière d’éco-quartier.
Nous plébiscitions cette respiration urbaine dans un secteur asphyxié qui permettait d’ouvrir cet espace sur le reste de la ville.
Force est de constater qu’aujourd’hui le projet n’est pas à la hauteur des annonces.
Le choix fait n’augure rien d’exceptionnel et la révolution urbaine et environnementale promise est un leurre.
Cet aménagement n’est pas suffisamment pensé en fonction de son environnement immédiat et des contraintes quotidiennes de ce quartier, déjà congestionné par une circulation importante des véhicules et une insuffisance de parkings.
Il était temps d’aérer ce quartier par une trame verte, agrémentée de jeux d’enfants, réclamés par les familles, et d’implanter un outil culturel majeur, en complément de petits commerces à la visibilité plus manifeste, afin d’en augmenter l’attractivité.
Nous avons fait des propositions en ce sens en Conseil Municipal pour gommer cette frontière entre le nord et le sud de la voie ferrée. Malheureusement, le quartier-jardin promis disparaît sous l’effet choc d’une densification, une nouvelle fois, non-maîtrisée, avec plus de barres d’immeubles et moins d’espaces verts, sur 24 000 m² de nouveaux aménagements.
La densification n’a pas été contrôlée car ce sont 270 logements au lieu de 240 qui seront implantés. Avec 2,5 personnes en moyenne par foyer, ce sont prés de 700 nouveaux habitants qui s’installeront sur cet îlot.
Qu’adviendra-t-il de l’augmentation des flux de circulation déjà importants dans ce quartier avec plusieurs centaines de nouveaux habitants ?
Un nombre de places de stationnement insuffisant, 601 au total dont près de 250 proposées au grand public, nous sommes loin des 450 places promises (Procès Verbal du Conseil municipal du 2 mars 2009).
Plus de surfaces commerciales, 2 200 m² au lieu de 2 000 m² (Procès Verbal du Conseil municipal du 2 mars 2009), dont la moitié occupée par un supermarché.
Face aux risques d’inondations du quartier, il faut recalibrer le réseau de collecte des eaux pluviales. Les épisodes d’inondations récurrentes, bien connus des habitants de ce quartier, doivent inciter à plus de protection. Le bassin de rétention, initialement prévu à 6 000m3 passe aujourd’hui à 1 000 m3. Que se passera-t-il avec ces dispositions de protection sous-dimensionnées ?
Les impacts probables des pollutions des nappes phréatiques et la proximité du transformateur électrique, proche des premières habitations, nous laissent perplexes. Là encore, le flou domine quant à la précision des travaux nécessaires en profondeur sur les nappes phréatiques et l’habillage du transformateur électrique aux portes des résidences qui perdront de leur qualité de vie avec des bâtiments de 6 niveaux sous leurs yeux.