   
> Conseil municipal Séance du 23 juin 2008
52 délibérations au programme, notamment l'analyse du Compte administratif 2007.
Parmi les principaux faits de la séance, à noter :
Philippe Tabarot a demandé des explications sur les propos de B. Brochand, repris dans le quotidien local : "Je ne voulais pas me représenter. Je rêve de faire un long métrage, de finir ma vie comme Clint Eastwood. Mais je ne voulais pas laisser la ville aux pilleurs qui sont à nos portes".
Au passage, les électeurs cannois et boccassiens apprécieront la "grande motivation" qui anime Bernard Brochand pour assurer ses fonctions municipales.
Pour l'identification des "pilleurs", c'est la période d'avant 2001 qui semble focaliser l'attention du premier magistrat.
Le maire aurait-il une mémoire sélective oubliant, comme le rappelait Philippe Tabarot, que de nombreux élus (comme Gilles Cima, adjoint à l'urbanisme...) ou collaborateurs du Cabinet du maire actuels étaient déjà présents à cette époque ?
Compte administratif et l'endettement de la ville :
La municipalité persiste dans sa politique d'endettement.
Malgré le classement catastrophique de la ville dans le magazine Capital en début d'année, malgré la comparaison désavantageuse avec d'autres communes, notamment Antibes, la municipalité juge la situation des meilleures.
Pour l'équipe Brochand les résultats sont bons :
- les taux sont stables,
- les résultats de la pression fiscale ne tiendraient leur caractère négatif que du fait de l'utilisation dans le calcul de répartition de cette dette soit du nombre d'habitants soit du nombre de contribuables,
- la dette du Palais des Festivals ne doit pas être prise en compte dans le calcul global de la ville,
- la comparaison avec Antibes ne serait pas réaliste car cette commune bénéficie d'une intercommunalité (ce qui indirectement est un aveu du manque à gagner pour Cannes de l'absence d'intercommunalité dans le bassin cannois).
Le seul argument de Bernard Brochand consiste à rappeler la note "AA" décernée à la ville par un organisme d'analyse financière (alors qu'en fait, cette note ne porte pas sur une analyse de la qualité de la gestion municipale mais représente simplement un avis quant à la solvabilité de la ville de Cannes ; solvabilité évidente au regard de la garantie de fait assurée par les contribuables cannois et boccassiens qui paieront quoi qu'il arrive).
Philippe Tabarot a conclu en rappelant que très concrètement la ville de Cannes avait en 2001 150 millions d'euros de dette contre 274 millions aujourd'hui ; alors, certes, il y a eu des investissements mais pour quels besoins ? Ces investissements souvent très importants tiennent-ils compte des besoins réels des Cannois et des Boccassiens et surtout la pérennité financière de la ville est-elle assurée ?
Au sujet des expositions de la Malmaison : Pour "Israël, border line" (expo photographique sur la jeunesse de Tel-Aviv), Annick Lacour du groupe Gagner pour Cannes a souligné que dans le contexte géopolitique actuel, il y avait un risque d'une vision partielle donc partiale de la société israélienne.
Autre exposition avec les sculptures d'Antonio Sylvestre. Cannes aura donc le "privilège" d'accueillir des créations qui ont notamment pour titre : "Poitrine cuite à coeur", "Choux", "Carottes", "Navets"...
L'élue a précisé que s'il était souhaitable de promouvoir l'art contemporain, beaucoup de Cannois attendent que la ville redonne toute la place qu'elle mérite à des oeuvres universellement reconnues, consacrées par le temps, en harmonie avec des lieux mythiques comme la Croisette et la Malmaison.
Ces expositions ont été approuvées et soutenues par la gauche et notamment Madame Crapiz qui a tenu à remercier M. Harson (Adjoint à la culture) pour ces manifestations.
Nathalie Benguigui du Groupe Gagner pour Cannes a tenu également à intervenir afin de souligner que les photos n'étaient pas représentatives de la jeunesse d'Israël.
Philippe Tabarot critique l'utilisation trop systématique des avenants : A l'image du projet des tennis municipaux, Philippe Tabarot a fustigé la légèreté de la municipalité qui multiplie le recours aux avenants.
En effet, au fur et à mesure que le projet avance, la technicité du dossier augmente les contraintes et force la mairie à des réajustements successifs.
Mais cela se traduit par une augmentation des coûts de réalisation, ce d'autant que par ailleurs, les participations extérieures, comme celle de l'Etat, restent toujours très limitées.
Ainsi, annoncé pour un montant de 8 millions d'euros, le projet des tennis devrait au final avoisiner les 20 millions.
Délibération sur l'AS Cannes : Philippe Tabarot a interpellé B. Brochand sur l'avenir du club en soulignant le manque de résultats au regard de l'engagement financier de la commune et des effets d'annonce du candidat Brochand depuis 2001.
Le maire a, une fois n'est pas coutume, adopté un profil bas, reconnaissant que la situation était difficile et les résultats en sport toujours incertains ; la commune ne pouvant que poursuivre son engagement auprès du club en espérant des jours meilleurs. Mais il a également promis que le Conseil municipal serait amené à réexaminer la situation.
     
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