Sans esprit polémique, nous ne pouvons reprendre nos travaux sans évoquer l’incident grave qui s’est déroulé lors du conseil municipal du 17 décembre.
Sans revenir sur le fond de cette polémique sans fondement, que reproche-t-on à l’élu de notre groupe ?
Son strict droit d’exercer une activité professionnelle ?
Il ne vous a pas échappé que Monsieur CERAN n’est ni en fonction au Palais des festivals, ni dans votre majorité municipale, donc à ce titre sans pouvoir décisionnaire dans notre ville pour le tourisme.
Alors le confondre de conflits d’intérêts est une aberration politique et surtout juridique.
Finalement, la situation du tourisme à Cannes est-elle si mauvaise au point de s’inquiéter non seulement des villes concurrentes comme Paris, Milan, Barcelone, Munich, Hong-Kong…mais également de la ville de Marseille.
Marseille, comme tout le monde le sait, sur l’ensemble de la planète, est une concurrente directe de Cannes en étant une capitale du luxe et de l’hôtellerie haut de gamme.
Que Marseille souhaite développer son tourisme d’affaires, ça la regarde. Mais Marseille ne sera jamais Cannes. Je ne sais pas quel est le grand professionnel du tourisme qui vous a soufflé ces idées. Ceci n’est pas sérieux. Ce qui est encore plus grave c’est la forme car aux antipodes du comportement que l’on peut attendre du premier magistrat de la ville.
En attaquant l’éthique et la probité d’un élu, vous avez foulé le droit le plus élémentaire de nos échanges démocratiques, en lui refusant le droit de réponse.
Nous demandons donc un petit plus de respect pour les membres de cette assemblée et les 11 000 Cannois que nous représentons.