Intervention Annick LACOUR - Conseiller municipal Gagner Pour Cannes
Le sujet est important ; il répond à une exigence de santé publique, autant que la dépollution des fonds marins que nous avons maintes fois demandée dans ce Conseil Municipal.
Les reportages du mois d’août sur la pollution en baie de Cannes ont ,apparemment, retenu votre attention.
Nous ne pouvons nous empêcher de regretter que vous-même, Madame, par solidarité avec M. Lisnard, vous ne l’ayez pas accompagné dans son bain promotionnel.
Mais en fait, Monsieur le Premier Adjoint, vous avez fait un « hors sujet », car le pêcheur et plongeur Laurent Lombard ne mettait pas en cause la qualité bactériologique de l’eau mais l’accumulation de macro déchets et d’immondices non biodégradables, notamment les plastiques qui, en se délitant en fines lanières, sont absorbées par les poissons, et passent ainsi dans la chaîne alimentaire.
Quelques jours auparavant, d’ailleurs, dans l’émission "Envoyé spécial" sur France 2, Laurent Lombard, dont nous apprécions les convictions et le courage, film authentique et documents à l’appui, (il ne s’agissait pas ,en l’occurrence, d’images d’archives, comme vous l’avez prétendu … nous les avons d’ailleurs en notre possession ), Laurent Lombard donc avait mis en lumière cette déchetterie marine sous les flots bleus, notamment au droit de la plage Zamenhof et du jardin de la Roseraie.
Le thème avait déjà été abordé dans le magazine « Mer et Littoral ». Nice Matin et FR 3, s’étaient fait également l’écho de ces évènements.
Vous comprendrez donc facilement que la dépollution des profondeurs accompagne obligatoirement la recherche de qualité des eaux de baignade dont les analyses officielles sont, par principe, exactes.
En notant, cependant qu’en 2011 :
1° Les analyses fournies par la DASS ne reflètent pas les résultats du jour, mais ceux de J – 2 ; peut-on réduire ce décalage ?
2° Que ces analyses ne donnent pas toutes les composantes toxiques de l’eau
3°D’autre part, à notre connaissance, que le label « Pavillon Bleu » repose sur des résultats des années précédentes et des critères où la qualité des eaux de baignade est recensée seulement 5 fois par saison
Vous avez choisi la politique du « rassurer à tout prix » pour ne pas faire peur aux touristes et préférez une communication orientée, à la réalité.
Nous, au contraire, nous souhaitons faire de Cannes la vitrine mais aussi une ville pilote d’une politique de transparence écologique.