Récemment nommé en qualité de Secrétaire National de l'UMP en charge des Solidarités Intergénérationnelles par Jean-François COPE, j’ai travaillé depuis sur un rapport que je viens de remettre à Bruno LEMAIRE, Délégué général de l’UMP en charge du projet présidentiel et à Jean-François COPE, qui m’avait missionné sur ce thème qui est à la croisée de défis d’avenir.
Entouré de militants, de sympathisants et d’acteurs de la société civile, nous avons tâché de rendre un rapport d’étape, en essayant de sortir des rapports très techniques qui ont légion, pour rendre un argumentaire vivant pour le projet présidentiel 2012, sur la base de mon expérience d’élu local.
Porte parole sur cette thématique, travailler sur ce sujet est essentiel, en ce que les solidarités intergénérationnelles concernent tout à la fois notre vivre ensemble et notre cohésion sociale.
La France est un pays généreux où l’accès aux soins pour tous les citoyens est une chance exceptionnelle et où la solidarité nationale permet d’amortir les chocs d’une crise économique. Beaucoup de pays envient ce modèle français.
Pourtant, il est menacé. De plus, Précarité familiale, montée de l’individualisme,
ces problèmes se heurtent à la fraternité et l’idéal de solidarité nourri par l’esprit républicain qui nous anime.
La solidarité intergénérationnelle a toujours existé de façon plus ou moins explicite mais la question est aujourd’hui de favoriser son expression dans un cadre mieux adapté à l’évolution des modes de vie. Il arrive en effet que l’action publique amplifie le phénomène.
En donnant l’impression de tout prendre en charge, notre modèle social conduit parfois à étouffer les solidarités de proximité et à déresponsabiliser les citoyens.
Voilà une vraie différence entre l’UMP, qui veut faire confiance à la société civile pour recréer du lien entre les citoyens, et le PS qui considère que le degré de solidarité d’une société se mesure à l’augmentation de la dépense sociale.
Aussi, j’ai rendu une vingtaine de propositions, collant à la réalité socio-économique d’aujourd’hui, sur des domaines différents (éducation, logement, emploi et culture et solidarité), dont en voici certaines :
- Généraliser l’expérience des « villages » intergénérations. Dans un même espace, se côtoient petits et grands. Une résidence pour personnes âgées, une maison de l’enfance et des unités de vie pour personnes désorientées ou handicapées vieillissantes cohabitent sur un même site, qui peut être géré par un acteur de l’économie sociale et solidaire.
- Favoriser le tutorat des professionnels en fin d’activité auprès des étudiants des lycées professionnels des artisans notamment- auprès des apprentis et ainsi faciliter la reprise d’entreprises et lutter contre la crise de vocations des métiers artisanaux.
- Inclure dans les appels à projet de l’ANRU des cohabitations des générations (type logement étudiants obligatoire dans le programme de rénovation urbaine) et développer les colocations intergénérationnelles pour répondre à la crise du logement.
- Créer un Passeport famille + : Créer un lien, via les CCAS ou des associations ad hoc, entre les séniors et les familles : pour les vacances, une famille peut emmener avec elle une « personne âgée» valide pour participer à la vie familiale et apporter une aide adaptée.
LA PRESSE EN PARLE
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