Si le député-maire de Cannes s’est empressé de se réjouir du relèvement de la note financière de la ville par l’agence Standard and Poor’s, il a simplement oublié d’expliquer que la raison principale en était, en moins de 3 ans, la vente en rafale du patrimoine des Cannois pour combler les trous de la dette.
40 millions d'euros de biens communaux ont ainsi été cédés parmi lesquels la villa Maurice Chevalier, le complexe du Gallia et des terrains de la Croix des Gardes en vue d’être urbanisés.
D’autre part, l’autosatisfaction affichée ne doit pas faire oublier aux Cannois que la dette de leur ville est passée, en dix ans sous cette municipalité, de 147 à plus de 302 millions d’euros, soit plus de 100 %.
Parmi les dépenses, malheureusement gaspillées, citons les 5,5 millions d’euros de frais d’études pour le futur centre aquatique, les 6 millions d’euros pour le projet d’ouverture à la mer Pierre Semard, les 10 millions d’euros pour le réensablement et la protection des plages dont l’efficacité est loin d’être démontrée, et les près de 3 millions d’euros pour le projet d’extension souterraine du Palais des Festivals maintes fois avorté.
Les efforts louables en matière de frais de fonctionnement ne peuvent masquer la réalité : Cannes est aujourd’hui la 2ème ville de France de plus de 20 000 habitants la plus endettée,
avec 4 216 euros de dette par habitant, soit 2 fois plus que les villes de même taille, soit 4 fois plus que la moyenne des communes des Alpes-Maritimes.