> Gagner pour Cannes Le saviez vous ?... débat sur les dossiers Cannois
Débat sur les fonds marins de Cannes
L'article paru le 8 septembre 2010 dans notre quotidien régional et un récent reportage de France 3 côte d'azur sur l'inquiétant état de la Baie de Cannes confirment les problèmes que nous avions déjà soulevés au Conseil municipal du 3 mai 2010. Nos propos d'alors se voulaient l'écho de témoignages, de photos et vidéos de plongeurs.
Ces images montraient non seulement la pollution des fonds marins, mais aussi la dégradation de la nouvelle digue sous-marine en géotextile, destinée à protéger les plages de la Croisette. Dans ce même conseil, nous posions également la question de l'instabilité de cet ouvrage et rappelions au passage que l'achèvement des travaux était prévu en avril dernier. Or, à l'époque, seul un tiers de la digue était installée et, en mai, partiellement déchiré.
On nous dit que les intempéries en sont la cause. Certes, elles ont joué un rôle non négligeable dans le retard observé, mais plus fondamentalement, le choix de cet ouvrage, d'un coût considérable, environ d'un 1,5 millions d'euros, était-il adapté à nos fonds marins ?
A de multiples reprises, nous avons rappelé, ces arguments, par la voix d'Annick LACOUR, Conseillère municipale de Gagner Pour Cannes. Cette dernière a souligné qu'il s'agissait d'une digue géo-textile dont les déchirures sont dues essentiellement à des macro-déchets qui polluent notre baie.
Déjà, lors du Conseil municipal du 9 novembre 2009, nous demandions si la société responsable offrait à la ville une garantie de moyens ou une garantie de résultats.
Concernant le réensablement des plages, nous avions souhaité d'autre part que soit rendu public la rapport du 30 décembre 2008 de la DIrection Régionale de l'Environnement qui émettait un avis nettement défavorable.
Rappelant que le Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine, dans ses avis du 26 et 28 août, éxigeait une plus grande transparence pour les implantations au voisinage des herbiers de posidonies, nous demandions la communication des compte-rendus de chantiers.
Dans tous les cas, il nous aurait paru souhaitable de faire appel à des études complémentaires d'impact, capables d'évaluer le dégré de protection et de stabilité des rivages, tant pour les plages de la Bocca que pour celles de la Croisette.
Il faut éviter des choix préjudiciables aux professionnels de la mer et acteurs du tourisme Cannois.
Aménagement de la Croisette : la majorité municipale sollicite la demande de transfert de gestion à l'Etat de l'ouvrage de la Croisette
La demande de transfert de gestion nous paraît pertinente pour travailler sur des améliorations de ce boulevard mythique. Cela dit, la majorité municipale a profité d'une délibération de mai 2010 pour demander d'avaliser un projet d'aménagement de la Croisette.
Or, ce qui est proposé n'est ni plus ni moins qu'une extension déjà programmée de la Croisette sur le domaine public maritime.
L'importance et le coût de ce projet (50 millions d'euros, sans compter les frais d'étude) soudainement porté à notre connaissance, sans un minimum d'échanges avec la population concernée, nous fait évidemment réagir.
Certes, ce boulevard est une vitrine internationale qui a déjà bénéficié à ce titre d'un éclairage diversement apprécié, mais bien des quartiers de notre ville méritent tout autant de voir leurs équipements urbains renouvelés ou modernisés.
Quand les Cannois ont déjà 312 millions d'euros de dette, est-il souhaitable d'emprunter encore une telle somme pour agrandir la Croisette qui risque de disparaître dans les sables ?
Il nous paraît sage avant d'envisager tout aménagement de la zone littorale d'être sur de la fiabilité de la digue géo-textile. D'autant plus, que les plages du midi, très exposées, ne bénéficient, à ce jour, d'aucune protection. Or, c'est une priorité pour les plagistes, les usagers et les Boccassiens, tristes de voir leurs plages réduites considérablement suite aux coups de mer successifs.
Ces derniers nous rappellent que la nature reprend toujours ses droits. Aussi, quand la majorité parle d'encorbelements même renforcés pour agrandir la Croisette sur le toit des plagistes, nous sommes dubitatifs devant les vagues géantes que nous avons connues.
Le projet présenté par la majorité ne nous déplaît pas, loin de là, nous avions à peu près le même dans nos cartons et d'autres encore plus ambitieux pour redonner de l'espace.
Mais la situation d'endettement, l'évolution climatique, les interrogations qui pèsent sur l'ouvrage géo-textile nous conduisent à plus de concertation et à ne pas lancer des projets sans être certains de leur faisabilité.
La baisse de la puissance des antennes de téléphonie mobile.
La ville de Cannes vient d'être choisi pour expérimenter la diminution de la puissance des irradations des antennes-relais de téléphonie mobile. Cette expérimentation aura lieu dans les quartiers Mero, Stanislas et Suquet.
Une initiative que nous accueillons favorablement, d'autant plus qu'au mois de mai 2009, en Conseil Municipal, par la voix d'Olivier VASSEROT, Conseiller municipal, le groupe Gagner Pour Cannes avait alerté le Maire de Cannes sur les doléances que nous recevons de parents d'élèves et habitants du quartier du Suquet, sur les nombreuses antennes présentes et sur leurs possibles conséquences.
Doper le tourisme en hiver
Alors que la saison estivale s'annonce bonne pour les professionnels, un récent article de presse fait le point sur la capacité de notre ville et de sa mission de tourisme, délégué au Palais des Festivals, a généré de l'activité en Hiver, qui paraît pour les acteurs socio-économiques de Cannes, rude, autant sur la plan du climat que sur leur situation économique