Réaction de Philippe TABAROT à la suite du communiqué de la ville de Cannes (article Nice Matin du 27 septembre) qui s'est fait l'écho de la gestion "active et prudente" de la dette de Cannes par la majorité municipale.
Comme à l’accoutumée sur ce sujet, la majorité municipale s’en réjouirait presque !
On ne peut accepter de manière décente et responsable cette soi-disant gestion « prudente » de la dette. Depuis 2001, date de l’arrivée de cette équipe municipale, la dette a augmenté de plus de 100% en passant de 147 à plus de 302 millions d’euros aujourd’hui. Est-ce de « la prudence » que de laisser ainsi exploser la dette ?
En effet, c’est bien l’explosion de la dette de la ville qui est dangereuse depuis 10 ans.
Résultat : Cannes est aujourd’hui la 2ème ville de France de plus de 20 000 habitants la plus endettée, avec 4 216 euros de dette par habitant, soit 2 fois plus que les villes de même strate, soit 4 fois plus que la moyenne des communes des Alpes-Maritimes, ainsi qu’on peut le lire dans un récent article du Journal du Net, consultable sur le Web.
Dès lors, il ne faut pas s’étonner de la dégradation d’un cran de la note financière de la Ville de Cannes en juillet 2007 par l’agence Standard and Poor's. Dissimulée opportunément aux Cannois aux élections municipales de 2008 et révélée seulement en 2011, la baisse de la note attribuée à Cannes par les spécialistes de la finance internationale a fait beaucoup moins parler que celle de la Grèce ou de l’Italie…